Thèses

Arnaud MOYSAN

Doctorant CLESTHIA

  • Titre de la thèse :

Analyse des interactions des enseignants dans l’écriture scolaire à travers le prisme de la linguistique et de la sociologie, matérialisées par la correction des écrits de travail des élèves.

  • Directrices :

Mme Claire Doquet (Paris 3 – CLESTHIA), Mme Elisabeth Bautier (Paris 7 – ESCOL)

  • Résumé de la thèse :

Qu’elles soient écrites dans les copies d’élèves ou bien oralisées dans les interactions en classe, les corrections constituent un passage obligé dans la pratique des enseignants, et ce du primaire à l’université. Pourtant, aucune préconisation sur ce geste professionnel n’est proposée aux enseignants débutants comme confirmés.

C’est pourquoi la correction des enseignants bénéficierait d’être interrogée à l’aune de ses usages et de sa pertinence. Pour cela, nous nous attacherons à prendre en compte un certain nombre d’éléments qui concourent à sa concrétisation : point de vue des enseignant.e.s sur la/leur correction, mise en œuvre de celle-ci dans les copies d’élèves ou dans la classe, réception de la correction par les élèves, etc.

Pour ce faire, deux axes d’étude seront développés : d’une part constituer un corpus d’écrits de travail – des rédactions de type narratif ou argumentatif – d’élèves de 6eet de 4e. Ces deux niveaux distincts au sein même du collège semblent pertinents à interroger car chacun d’eux renvoie depuis la rentrée 2016 à un cycle de progression qui lui est pourtant propre (respectivement fin de cycle 3 et milieu de cycle 4) et qui amène de factodes attendus dans les apprentissages différents. Il s’agira donc de collecter un corpus écologique d’écrits d’élèves, allant du premier brouillon au jet final. D’autre part, cette thèse s’attachera à filmer des séances en classe dédiées à l’écriture des rédactions qui seront collectées, et ce dans le but de récolter et d’analyser les interactions physiques et orales des enseignants en situation de classe. Enfin, des entretiens avec les élèves viendront interroger la manière dont ces derniers adoptent et s’approprient (ou non) la correction de leur enseignant.e.

Outre l’analyse comparée des deux niveaux de classe, il nous est également apparu pertinent de suivre des classes avec des élèves issus de niveaux sociaux hétérogènes, ce qui pourrait mettre en lumière des attentes différentes de la correction en fonction de ces différents contextes sociaux.

L’ensemble de cette étude permettra donc d’interroger la pertinence des commentaires des enseignants et de proposer, éventuellement, des préconisations autour du geste professionnel de la correction à destination des enseignants.

 

Sara MAZZIOTTI

Doctorante CLESTHIA

  • Titre de la thèse :

L’écriture en contexte scolaire : étude des postures de correction des enseignants à l’école primaire en relation avec les systèmes linguistiques français et italien

  • Directrices :

Mme Claire Doquet (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 – CLESTHIA), Mme Cristiana De Santis (Université de Bologne – Département des Sciences pédagogiques).

  • Pôle disciplinaire :

Sciences du langage.

  • Résumé de la thèse :

Cette thèse consiste en une étude comparée de l’écriture en contexte scolaire, en France et en Italie. Il s’agira d’analyser les productions écrites d’élèves de CE2 et de CM2 dans quatre écoles françaises et quatre italiennes, recueillies et annotées selon un protocole très détaillé. À partir de l’hypothèse que la consistance de la langue joue un rôle important dans l’apprentissage et dans la pédagogie de l’écriture, nous essayerons de définir des différents profils « d’enseignants-correcteurs » et leurs effets chez l’élève dans l’étape de réécriture d’un texte.